Pourquoi tondre son jardin ?

Vous êtes vous déjà posé cette question ?

Coquelicot dans un jardin

Peut-être par habitude, par mimétisme familial, de voisinage, ou social pour « faire propre », pour « faire jolie ». Cependant tondre son jardin, du moins de façon régulière, n’est à bien des égards pas une pratique relevant du bon sens.

Cela prend du temps, demande de l’énergie (pétrole, électricité, calories humaines), de l’argent, fait du bruit…. Pas ce qu’il y a de plus agréable pour l’humain-e qui s’occupe de son jardin.

Et pour la biodiversité c’est encore pire. Une pelouse tondue régulièrement offre bien peu de ressources et d’habitats aux insectes (dont les précieux pollinisateurs), aux oiseaux, aux petits mammifères, aux micro-organismes et à tout le reste de la chaine alimentaires. Les machines que nous utilisons à cet effet tue aussi directement une partie de cette biodiversité. Sans parler des plantes qui sont régulièrement sauvagement décapitées.

Il existe pourtant une solution simple. En laissant pousser, un peu ou beaucoup, votre jardin, vous permettez à la vie de s’épanouir et de se développer. Les abeilles trouvent du nectar dans les fleurs et pollinisent au passage, nous permettant de savourer de nombreux fruits et légumes. La vie dans le sol trouve de quoi se nourrir et se réfugier tout en boostant la fertilité du sol… Une infinité de chaines alimentaires, de cycles de la matière organique et autres processus écologique, visibles et invisibles, redeviennent possibles.

Et aussi. Vos yeux se réjouiront de la couleur des fleurs, votre nez se remplira de délicieux parfums, vos oreilles profiteront de la mélodie des insectes et des oiseaux, vos pieds nus apprécieront la rosée du matin et votre bouche se régalera de délicieuses plantes sauvages comestibles !

Bien sûr, tondre une partie du jardin pour que les enfants, de 0 à 123 ans, s’amusent, pour pouvoir manger dans l’herbe ou pour facilité les déplacement fait vraiment sens. On peut alors se contenter de tondre certaines zones et certains chemins.

Si nous avions un peu moins peur du sauvage, du non-domestiqué, de l’indompté, de la spontanéité, peut-être laisserions nous un peu plus d’espace à nos sages herbes folles. Et cela vaut aussi pour nos jardins intérieurs.

Alors osons le sauvage et laissons lui la place de s’exprimer dans nos jardins et partout ailleurs.

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